PARI GAGNANT Arrivé le 22/11/2006 à 14:54:10, en 24 jours, 1 heures, 52 minutes et 10 secondes
à la vitesse moyenne de 6.13 noeuds.
En franchissant la ligne d’arrivée de la 8ème Route du Rhum aujourd’hui peu avant 15 heures françaises, Pierre-Yves Guennec prend plus que la seconde place de l’épreuve devant un méritant Philippe Chevallier (Antilles sail.com) ; il boucle de jolie manière un audacieux pari lancé il y a plus de deux ans avec la construction de son monocoque de 55 pieds tout alu « Jeunes Dirigeants ». Les accents de triomphe de son arrivée saluée par plus de 500 personnes témoignent de l’engouement et de la dynamique créés depuis par un projet ouvert à toutes les bonnes volontés, ainsi que l’a voulu le marin-stewart de Port-Louis. Lycéens de Guadeloupe, jeunes dirigeants d’entreprises, personnels d’Air France, famille et amis, ils étaient tous là dès le lever du jour sur Pointe à Pître pour s’imprégner de l’image tant attendue du grand monocoque embouquant dans le soleil levant le canal des Saintes. Amaigri et radieux, Pierre-Yves Guennec ne masque pas l’ambivalence de ses sentiments « à chaud », entre la déception d’une victoire laissée échappée pour 3 petites heures, et l’immense satisfaction d’avoir offert au plus grand nombre un petit morceau de la légende du « Rhum »…
Petit pincement…
Il aura donc fallu au plan Fauroux « Jeunes Dirigeants » et à son skipper Pierre-Yves Guennec 24 jours, 1 heures, 52 minutes et 10 secondes pour parcourir les 3 450 milles théoriques entre saint Malo et Pointe à Pitre, à la vitesse moyenne de 6,16 nœuds. Le boulevard qui avait permis aux trimarans Orma de réaliser des prouesses sur ce même parcours s’était hélas évanoui devant les étraves des monocoques, laissant place à un marasme météorologique peu courant sur ces zones Atlantique. Les solitaires des Classes I, II et III ainsi que les unités de la flotte des 40 pieds auront longtemps attendu l’établissement de l’alizé. Ils ont depuis les Açores affronté des passages répétés de dépressions, risquant à tout moment de se faire surprendre ; « J’étais près du 40 pieds d’Yves Noblet » raconte notamment Pierre-Yves, « quand le vent est monté sans crier gare de 10 nœuds à 50 nœuds. Jamais, en 20 ans de navigation, je n’avais connu cela. Le bateau s’est couché, barre de flèche dans l’eau. Sa solidité et son inertie m’ont permis de gérer cette situation, mais je n’ose imaginer ce que d’autres, sur des embarcations moins stables, ont dû souffrir…. » Tout à la joie de son arrivée, Guennec ne veut retenir pourtant ...
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